Du chemin poussiéreux je vois les campagnes
Où travaillent si dur les hommes et leurs compagnes.
Je vois les blés qui se courbent sous la caresse du vent,
Des jeunes enfants jouent avec leurs beaux cerfs volants.
La grand-mère allongée repose sous le grand auvent,
Comme avant elle le faisait déjà sa mère auparavant.
Sur le poêle à charbon mijote doucement la soupe,
Attendant les hommes partis au bois pour la coupe.
Au ciel si bleu les gros nuages flemmardent,
Tandis qu’insensible à l’appel de la camarde
Le grand-père bine ses poireaux d’un geste sûr.
Un agneau bêle inquiet, sa mère le rassure.
Les grillons stridulent sous le brûlant soleil,
Le vieux chien se couche, tombant de sommeil.
Mais l’air soudain se met à trembler, il se brouille,
J’ouvre les yeux, des larmes les mouillent.
Le blanc chemin caillouteux devient route
Tandis que dans mon esprit se lève le doute.
Ce n’est pas un cauchemar que je suis en train de faire ,
C’est la fin de mon rêve qui avait tout pour plaire.
J’ai connu ces temps qui paraissent si lointains,
Dont les souvenirs s’estompent, les couleurs ont déteint,
Pour laisser la place à ce monde factice, artificiel,
Où nous sommes si peu, le soir, à regarder le ciel.
2. alnilam Le 21/12/2007 à 09:36
1. CYRAEL Le 10/08/2007 à 20:41