Ces mots que nous tissons en poèmes jolis
Pour parler au coeur de celui qui les lit,
Ces mots doux et sensuels à nos oreilles
Réveillent en nous l’amour qui sommeille.
Ecrits avec des larmes et de l’encre sanglante,
C’est le mal et la douleur qu’ils représentent.
Notre âme soudain flétrie se couvre de bruine
A ces vers délétères qui nous parlent de ruine.
Des mots très doux peuvent être médecine,
Alors que d’autres tuent en rimes assassines.
Poète, crois-tu que tu en es le maître ou l’esclave ?
N’es-tu pas prisonnier dans une sorte d’enclave ?
Tous ces mots qui, sans cesse, fuient notre esprit,
Sur des pages sont couchés quand ils sont repris.
Moi, je m’en suis fait des amis fidèles qui accourent
Quand je veux composer un poème long ou court.
Ces mots consentants, déposés ici pour vos yeux,
Vous chantent leur puissance, ils sont merveilleux.
Ils chantent aussi pour vous, poètes, mon amour
Car, comme moi, vous les aimez et ceci pour toujours.
Ce poème vous est dédié, vous pour qui la rime
Est moins importante que dénoncer les crimes,
Mais qui savez le faire de façon plus belle
Que les journalistes qu’on trouve à la pelle.
Dans les coeurs vous allumez la passion.
Pilotes de l’âme, vous guidez l’émotion
D’un sonnet bien tourné, probante leçon,
Qui fait naître aux creux des reins le frisson.
2. Isalou Le 14/04/2008 à 18:10
1. CYRAEL Le 14/12/2006 à 18:40