Le temps qui s’écoule, c’est toi qui l’arrêtes
Quand tu presses ton corps tout contre le mien,
Lorsque tes mains sur ma peau de bohémien
Tantôt se posent avec douceur, tantôt volètent.
Mes joues par mes larmes se mouillent,
De bonheur, rassure-toi, quand je suis dans tes bras.
Je deviens plus humble, un peu moins fier à bras
Quand devant mes yeux le paysage se brouille.
Dans ce temps sirupeux où nos corps se mélangent
J’oublie mon spleen, cette difficulté de vivre
Qui toujours m’accompagne comme l’encre, le livre.
Pour deux tu es forte, mon amour, mon ange.
Quel ignoble plaisantin m’a donné au berceau
Ce cancer de l’âme qui me ronge lentement
Et que je ne peux repousser qu’en aimant ?
Pourquoi moi ? Sinistre bouffon, pauvre sot !
A flirter sur le fil du rasoir on risque de perdre
Un peu plus que son temps si on tombe.
Je suis né avec déjà un pied dans la tombe
Attendant que retombe le couvercle de cèdre
C’est toi qui le retiens avec ton sourire
Avec ces enfants, témoins de notre amour.
Vous maintenez ma vie sur son étrange parcours,
Eloignant pour un temps ce besoin de mourir.
3. Tanya Le 05/06/2009 à 15:35
2. cyrael Le 20/09/2008 à 20:17
1. alnilam Le 10/11/2007 à 10:34