Cancer...

Cancer...

 

Tu respirais la joie de vivre, tu étais fort
Quand je courais à tes côtés à perdre haleine
Tu ne transpirais même pas, ou à peine
Pourtant nous étions tous deux en plein effort.

 

Ton corps d’athlète, de tous, faisait l’admiration
Jusqu’à ce jour maudit où tu eus cette douleur
Qui t’envoya, à tout hasard, consulter un docteur
Tu étais loin de soupçonner l’abomination

 

Quand tu es revenu le visage décomposé livide
J’ai senti dans ma poitrine mon coeur s’arrêter
On aurait dit que tu avais couru comme un dératé
J’ai senti soudain dans mon âme un grand vide

 

Des mois durant tu as souffert le martyr
Tes chairs en lutte contre ton propre corps
Lui causant peu à peu d’irréparables torts
Bientôt, à ton insu, nous attendions le pire

 

Doucement de nos vies tu allais t’effaçant
Et ni notre chagrin ni nos dénégations
Ne pouvaient changer cette triste situation.
Simplement respirer te semblait harassant

 

Ton corps terriblement amaigri préfigurait
Déjà ce qu’il serait dans un proche avenir.
La morphine qui coulait pour te faire tenir
Devait t’en donner une vision transfigurée.

 

Puis un triste jour, tu t’es  arrêté de lutter.
Soudain a changé de camp la douleur
Pour se réfugier alors dans nos coeurs
Miséricordieuse,la mort venait de t’emporter


 

Commentaires (3)

3. Isalou Le 11/06/2008 à 13:09

Lien vers le site web de Isalou
Daniel,

Vous abordez ici avec beaucoup de sensibilité et d'humanisme un sujet particulièrement douloureux.
Cela me touche d'autant plus que j'ai perdu hier une collègue, décédée de cette terrible maladie.
Je pense que "ceux qui restent" doivent renforcer encore les liens d'amour entre eux pour rendre hommage au courage et au combat mené par celui ou celle qui est parti(e).

Merci pour votre texte émouvant, Daniel.

Cordialement,

Isalou

2. alnilam Le 06/11/2007 à 22:48

Envoyer un e-mail à alnilam
je commence tout juste à lire sur ton blog... Cette façon poignante de raconter le cancer me touche au plus profond de moi.
Vraiment, les mots pour le dire te sortent du coeur et atteignent la page avec grâce.
Merveilleux hommage à l'évocation de ce dur chemin parcouru.

1. cyrael Le 10/08/2007 à 20:25

ton poème me rappelle la mort atroce
de maman cancer du pancréas

quelle âme sensible , une belle plume
pour l'écrire..

amitiés cyrael
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 22/12/2007