Père mon père,
Père, mon père, que vous a apporté la vie ?
Vous qui, comme un forçat, avez travaillé
Alors que les riches, de vous, se raillaient.
Jamais vous n’avez pu satisfaire vos envies.
Fils, mon fils, j’ai eu plus que tu ne le penses
Une femme qui m’a apporté du bonheur
Une existence bien remplie de labeur
De la nourriture assez pour se remplir la panse.
Père, mon père, Est-ce donc là une vie ?
Vous n’avez jamais eu de belles voitures
Vous ne vous êtes roulé dans la luxure
Dans votre vécu, aucun éclat, juste un lavis.
Fils, mon fils, sur moi, comme tu te trompes
Ce que tes yeux trouvent triste et terne
Brille comme un soleil plus qu’une lanterne
Les plaisirs que tu décris peuvent corrompre.
Père mon père, ne vois-tu pas que vivre
C’est s’offrir ce qu’on veut sans travail ?
Brûler son présent comme un feu de paille
Pour s’échouer dans son futur en bateau ivre.
Fils, mon fils, si j’avais fait ce que tu dis
Serais-tu là pour dévider tes arguties ?
Si j’avais accompli toutes ces idioties
Où serait ce fils adoré qui se croit érudit ?
Aucun commentaire