Le ciel est gris, il pleut, il fait froid, j’ai mal.
La terre est une éponge boueuse et figée,
Parsemée de silhouettes d’arbres érigés,
Sinistre tableau, macabre, étrange carnaval.
Mon cœur saigne dans ma poitrine tendue,
Il se pâme d’amour, je ne peux rien y faire
Tu es déjà prise et je n’en suis pas trop fier.
Il souffre de se savoir aussi mal défendu.
Mais il faudra bien qu’il comprenne
Qu’aimer l’autre n’est pas chose aisée
Qu’à trop en vouloir on peut aussi léser
Et qu’à ceci j’aurais bien trop de peine
Cet amour si pur, aussi bleu que tes yeux
Je le contiens en moi et veux le maîtriser
Je vais pour le forger, un peu plus l’attiser
Et ainsi le changer en rêve merveilleux.
Les nuages sont bas, l’air siffle à mes oreilles
Les arbres ont perdu leurs beaux linceuls dorés
Mais je m’en fous, car si je peux t’adorer
Cela suffira à me combler de merveilles.