Ultime voyage

Pour entreprendre l’ultime voyage,
Malheur à ceux qui n’ont que l’or en bagage,
Passé sans répit d’avides mains percées
Vers d’épineuses poches de quelques insensés.

Que ressent-on durant les quelques secondes
Où l’âme sent qu’elle se détache de ce monde ?
Pense-t-on au temps perdu en cupides occupations
Ou aux amours délaissées pour de vaines cessions ?

S’endort-on le cœur en paix, l’esprit serein,
Pour ce lourd et long sommeil d’airain ?
Ou ressent-on un sentiment d’injustice
Pour avoir préféré, des richesses, l’artifice ?

Je mourrai pauvre de biens, riche d’amour.
Moi qui ai tant embrassé tes lèvres de velours.
Dans ma poitrine reposera mon cœur silencieux,
Mais c’est sur terre que j’aurai connu les cieux.

Dans le paradis de tes bras j’ai rejoint les anges
Pauvre petit étourneau entouré de mésanges.
Je me suis repu de ton amour immense
Et, sans peur,  j’exécuterai ma dernière danse.

Quand dans les bras de la mort je m’endormirai
Ce sera la première fois que je te tromperai
Mais, je le crains, cette exigeante maîtresse
Restera insensible à notre terrible détresse.

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