Tue moi camarade

Arme ton fusil mon ami, si tu crois que c’est bien,
Deux cartouches pour clore ma bouche.
La queue de détente, ton doigt la touche,
Tu penses ainsi protéger les tiens.

Tue-moi camarade, si tu penses  avoir ce droit.
Prend ma vie si tes idées s’en accommodent.
Pour ton souverain, prélat ou bien Vayvode,
Coupe donc le fil et  fais-moi quitter l’endroit.

Mais si tu as un doute compagnon
Droit dans les yeux regarde-moi
Je ne suis guère différent de toi,
Seul change la couleur du fanion.

Le sang n’a jamais rien lavé, mon cher
C’est juste un engrais pour la sottise
Et quand il coule pour une église
Je crains que ce ne soit pour notre Père.

Si l’on ne voit guère de vampire dans les miroirs
On en voit bien souvent dans les prétoires
Qui nous prennent un peu trop pour des poires.
Seul l’or est brillant dans leur cœur noir.

Tu vois, mon ami, il faut poser ton arme
Rien ne peut justifier que l’on tue
Admet-le, ne sois pas si têtu
Il en va de la qualité de ton âme.

Ouvre les yeux et  tombe tes chaînes.
Oublie un instant pouvoir et religion
Qui ont fait disparaître tant de légions.
Seul l’amour pourra soulager tes peines.

Non pas celui qui honore un Dieu autiste
Mais le vrai, celui qu’on porte aux nôtres
Et qui devient or quand il s’offre aux autres
Tend-moi la main, rejoins les humanistes…

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