Tu rends ses ors au soleil

C’est le lot commun de tous les gens

D’échanger par l’antimoine le vermeil.

Aujourd’hui tu rends ses ors au soleil,

Le chaud métal remplacé par l’argent.

 

Ces plis qui, jadis, accentuaient ton sourire

Se creusent plus profond dans ta peau

Malgré les onguents dans leurs pots.

Le temps te caresse pour t’infliger le pire.

 

Il m’impose aussi ces changements

Qui me font dire bonjour, chaque matin,

A celui qui dans la glace regarde son teint,

Ce grand étranger au sourire charmant.

 

Las les minutes s’écoulent sans fin

Sur nos canyons de chairs fatiguées.

Pour remonter le courant, point de pagaie,

Nul avec Chronos ne joue au plus fin.

 

J’accepte pourtant avec reconnaissance

De patauger dans ce flot avec toi, mon aimée.

Peut m’importe où et quand sera l’arrivée

Tant que je pourrai profiter de ta présence.

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