Tu es...

Tu es la branche menue où se pose mon amour,
Le rameau souple et agile qui soutient ma vie.
Tu es la fleur cristalline, objet de mes envies,
Au doux cœur d’or vêtu de riches velours.

Tu es l’autel sacré où je sacrifie mes rêves,
Les jugeant par trop indignes, je les tue.
Ils ne sont que l’ombre déformée de ta vertu,
Le reflet de ton âme que dissout le vent qui se lève.

Tu es la falaise alanguie de nacre et de porphyre
Où viennent s’écraser les vagues de mon désir.
Elles arrachent moments de volupté, instants de plaisir
A ton corps étendu qui sous l’assaut soupire.

Les vagues sans cesse reviennent mourir sur la plage
En myriades de baisers mouillés, caresses ultimes.
S’inscrivent alors sous le fugace miroir que le vent anime
Des paroles d’amour gravées sur la sablonneuse page.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site