Rien ne change jamais... (Pantoum)

 

Sur ces terres où retombent enfin les poussières,

Qui se souviendra jamais des ces grands guerriers ?

Ces héros bardés d’acier à la longue crinière,

Qui donnaient les coups de lame sans se faire prier.

 

Qui se souviendra jamais des ces grands guerriers ?

Leurs os aujourd’hui dispersés par les vents,

Qui donnaient les coups de lame sans se faire prier,

Vers leurs ennemis ils courraient au devant.

 

Leurs os aujourd’hui dispersés par les vents,

Comme poussières légères d’un bien amer passé,

Vers leurs ennemis ils courraient au devant

Tailladant sans répit, semant les trépassés.

 

Comme poussières légères d’un bien amer passé,

Qui retombent sur les cendres du présent,

Tailladant sans répit, semant les trépassés,

Achevant sans pitié aucune les agonisants.

 

Qui retombent sur les cendres du présent,

Sur lesquelles poussent les fleurs du mal.

Achevant sans aucune pitié les agonisants,

Tuant sans distinction homme ou animal.

 

Sur lesquelles poussent les fleurs du mal,

Sur cette argile stérile que même la pluie évite.

Tuant sans distinction homme ou animal,

Sans cesse ces héros repoussaient leurs limites.

 

Sur cette argile stérile que même la pluie évite,

Où sont les chefs et leurs beaux lieutenants ?

Sans cesse ces héros repoussaient leurs limites,

Défaisant les empires, parfois les soutenant.

 

Où sont les chefs et leurs beaux lieutenants ?

Sur ces terres brûlées par un trop chaud soleil.

Défaisant les empires, parfois les soutenant,

Dans ces combats sanglants faisant des merveilles.

 

Sur ces terres brûlées par un trop chaud soleil,

Fantômes du passé à l’ombre de leurs mythes,

Dans ces combats sanglants faisant des merveilles,

Ils puisaient leurs forces dans de mystérieux rites.

  

Fantômes du passé à l’ombre de leurs mythes,

Sans qu’en sortent de bien grandes merveilles,

Ils puisaient leurs forces dans de mystérieux rites.

Ils allaient pataugeant dans le sang vermeil.

 

Sans qu’en sortent de bien grandes merveilles,

Las, les siècles trépassent sans trêve ni fin.

Ils allaient pataugeant dans le sang vermeil,

Sans que cessent les combats, que la paix règne enfin.

 

Las les siècles trépassent sans trêve ni fin,

Sans trop chercher on met la guerre en avant,

Sans que cessent les combats, que la paix règne enfin.

Tout, toujours, finit par  redevenir comme avant

Commentaires (3)

1. Fredy 03/07/2010

Un message hors du commun
J'apprécie malgré les répétitions


A méditer

2. alnilam 21/12/2007

belle originalité dans la composition de ce texe. Je ne connaissais pas un tel style (id. Joy).
... "Las, les siècles trépassent sans trêve ni fin"... J'aime particulièrement ce passage.

3. Joy 23/02/2007

bonsoir,

Comment appelle t on cette ""forme" poetique avec reprise de la 2eme phrase de chaque strophe ?

bonne soiree

Joy

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