Rien ne change jamais II

Rien ne change jamais II

Sur ces terres où retombent enfin les poussières
Qui se souviendra jamais des ces grands guerriers
Ces héros bardés d’acier à la longue crinière
Qui donnaient les coups de lame sans se faire prier.

Le sang depuis longtemps a séché maintenant
Sur l’argile stérile que même la pluie évite.
Où sont les chefs et leurs beaux lieutenants
Fantômes du passé à l’ombre de leurs mythes

Sur ces terres brûlées par un trop chaud soleil
Combien sont tombées de têtes pleines de rêves
Goûtant soudain un trop profond sommeil
Infligé par le tranchant d’un coup de glaive

Elle a terni depuis longtemps la couleur vermeil
De leurs riches humeurs exposées aux vents
Sans qu’en sortent de bien grandes merveilles
Tout, toujours, finit par  redevenir comme avant.

Sur ces terres balayées par un violent éclair
Combien ont su pourquoi leur temps était venu ?
Ont-ils salué comme nous l’arrivée du nucléaire
Avant que le souffle ne brise de leur vie le fil ténu ?

Las les siècles trépassent sans trêve ni fin
Et toujours le sang coule des plaies béantes
Que cessent ces combats, que la paix règne enfin
Que s’effacent ces cauchemars qui me hantent

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