Petit d'Homme

 

 

Ronge ton frein, sèche tes pleurs petit d’homme
Dans ton lit envahi par l’obscurité
Cent fois sur ta peine remets ton somme
Le pire reste à venir, c’est la triste vérité.

 

Si tu avais su ce qui t’attendait au dehors
Tu n’aurais sûrement jamais quitté la matrice
Mais tu es là maintenant, sois fort
Sache voir derrière l’attention l’artifice.

 

Ne te laisse pas leurrer par les curieux tours
Des publicistes, appâtés par l’odeur du flouze.
Enrobée d’or ou d’argent, dans ses riches atours,
Une bouse, néanmoins reste toujours une bouse.

 

Si l’oisiveté est la mère de tous les vices
Le travail est-il vraiment une source de vertu ?
Où bien un artefact aux intentions prédatrices
Qui se nourrit de lui-même et de ceux qu’il tue.

 

Peut-être n’est ce qu’un moyen illusoire
De s’offrir toutes ces choses indispensables
Dormant dans les placards avec leurs accessoires
Pour attrister un gars que les richesses accablent.

 

De même cachés derrière leurs retables
Des zélotes sans aile guettent l’agneau innocent
Sous leurs manières aimables, leur air affable
Ils t’arracheront sur ton bien vin pour sang.

 

D’autres marmonnant dans leur barbe
Des promesses de paradis teintées de luxure
Moins adeptes de Dieu que de la sainte barbe
T’enverront dans la foule te répandre en confiture

 

Tais tes sanglots ravale tes larmes petit d’homme
Nul ne choisit le moment de sa venue
On essaie d’être heureux, ou on fait tout comme
Du jeune barbeau au barbon à la tête chenue.

 

 

 

 

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