Pauvres gars

Il était une fois,

A une autre époque,

Un jeune fils de roi

Vêtu d’une loque.

 

Il n’avait pas les foies,

Il baissait pas son froc.

Mais un jour la loi

Lui donna un coup d’estoc.

 

Pauvre type, pauvre gars,

Ceux qui l’ont cru s’y fiaient.

Malheur à ceux, pauvres judas,

Ceux qui l’ont crucifié.

 

Du haut de son bout de bois

Il regarde les hommes rire,

Tandis que les chiens aboient

Aux saucisses en train de frire.

 

Si pour son propre fils

Il a si peu de compassion,

J’ai plus de chance avec le fisc

Qu’il me prête son attention.

 

Pauvre type, pauvre gars,

Ceux qui l’ont cru s’y fiaient.

Malheur à ceux, pauvres judas

Ceux qui l’ont crucifié.

 

Clamons en cris puissants

La cruauté de ce dieu

Qui se délecte dans le sang

Comme un démon odieux.

 

Crachons sur ces débris humains

Qui, sous couvert de promesses,

Se font sauter sur les chemins

Pour deux lignes dans la presse.

 

Pauvre type, pauvre gars,

Ceux qui l’ont cru s’y fiaient.

Malheur à ceux, pauvres judas

Ceux qui l’ont crucifié.

 

Que la peste les étouffe

Ceux qui les envoient à la mort.

Ces mollahs, ces culs bénis,

Ceux qui se vautrent dans l’or.

 

Ces charognards sans conscience,

Qui prêchent le mensonge

A ces gamins sans patience

Qu’ils expédient au pays des songes.

 

Pauvres types, pauvres gars,

On vous envoie, avec vos ceintures,

Faire dans la ville un peu de dégâts,

Partir en fumées pour tâcher les peintures

 

Pauvres gamins, pauvres mômes,

Ainsi éparpillés en crépi de chair

Vous ne serez jamais des hommes…

Mais votre Dieu n’en a que faire

 

 

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