Pas trop pressé quand même...

L’âge passant, ne sens-tu pas le poids du mensonge
Peser sur ton âme laissant s’infiltrer le doute ?
Si profondément imprégné que la vérité ne le boute
Il a corrompu ta vie jusqu’à tes songes.

Les prêcheurs nous content merveilles et miracles,
Mais tous sont lointains et chaque jour qui passe
La haine et la guerre occupent la place
Sans qu’un quelconque Dieu y fasse obstacle.

Moi,  j’ai pris l’amour pour étendard.
Tandis que certains balisent de sang leur chemin,
J’ai semé baisers et caresses sur le mien,
Préférant à Sun Tzu, le bon Frédéric Dard.

Religions et croyances sont nos freins.
Elles limitent nos pensées, les contraignent.
Et avec notre libre arbitre comme enseigne
Nous filons sur les rails de notre destin.

Moi qui n’y aie pas cru un seul instant
Suis-je à blâmer pour n’avoir suivi le troupeau ?
Je n’ai de pays, ni de couleur de peau
Et le seul maître à mon bord est le temps.

Quand viendra cette minute qui scellera mon destin,
J’espère être conscient, presqu’impatient, attentif.
Le corps déjà au repos, l’esprit contemplatif,
Je n’ai jamais aimé manquer une fin…

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