Métro

Sonnerie, les portes se ferment sur le tombeau.

Ici tout le monde est mort, faces blafardes,

Les corps sont rigides, la puanteur s’attarde.

Sous la lumière criarde, rien n’est beau.

 

Je te souris mon amour et s’éclaire ton visage

Ton corps contre le mien nous faisons rempart

Contre cette morosité qui sourd de toute part.

Pendules humains, les corps s’inclinent aux virages

 

A l’extérieur s’élèvent des bruits métalliques,

Aciers contre aciers qui se frottent en force

Pièces qui, de s’échapper en vain, s’efforcent.

Cliquetis, claquements et toute la clique.

 

Personne ne se regarde par peur, par morgue,

Les sièges sont grisâtres, les murs sont bistres

Dans cette ambiance froide, un rien sinistre

On se croirait dans une espèce de morgue.

 

Mais, même si de morts ils ont un peu l’apparence,

Ils sont bien vivants sous leurs masques impavides.

Les rames à chaque station, se remplissent, se vident

Et le troupeau contenu, continue ainsi son errance

 

Bientôt enfin nous arrivons à la gare de Lyon

Main dans la main, nous descendons.

Ce coin commence à me donner le bourdon

Et des comme moi, il y en a des millions.

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