Ma douce jeunesse...

Ma douce, ton visage entre mes mains
Je me demande où nous serons demain.
Tes beaux cheveux blonds, longs et fins
Mêlés à l’argent qui recouvre les miens.

Ma peau avide de la fraîcheur de la tienne
S’y frotte sans jamais cesser, douce antienne.
Je me colle à ton corps plein de promesses,
Peut-être pour en voler un peu de jeunesse.

Toi, étincelante, tu resplendis dans le soleil,
Ensorcelante tu t’épanouis dans ton sommeil.
Mais pourtant les nuits passent sans s’arrêter
Et l’âge me ploie peu à peu sans me rater.

Aujourd’hui, avec l’âge vient la raison
Qui à notre idylle compose une oraison
Envole-toi mon amour, vite, éloigne-toi
La mort me lorgne avec son sourire matois.

Pour encore un instant, ma mie, soyons amants
Puis, quand mon cœur dans un ultime battement
Aura frappé le dernier coup pour toi, princesse,
Ton regard sur ma dépouille sera une triste caresse.

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