Les Normands

Ils sont venus du froid, dans leurs bateaux à fond plat.
Guerriers sans pitié, géants pressés d’obtenir leur dû,
Ceux qui les voyaient, à jamais étaient perdus.
Les autres se demandaient quel démon les envoyaient là.

 

Dans leurs habits de peau, bardés de cuir,
Un bouclier à la main, dans l’autre un glaive
Comme un vent mauvais qui soudain se lève
Ils détruisaient tout avant de s’évanouir.

 

Ils sont venus du nord, où est bien longue la nuit,
Divins messagers, envoyés par Thor, dépêchés par Odin.
Ils n’avaient pour les autres que mépris et dédain
Et dans les combats aucun d’eux jamais n’a fuit.

 

Ils sont venus pour des terres moins froides,
Un soleil plus généreux sur des côtes lumineuses.
Devant eux on tremblait en contre attaques frileuses
Et la nuit se couchait sur des corps déjà roides.

 

Comme une vague sanglante de terreur absolue
Ils ont pillé les terres puis s’y sont établis.
Et le temps à passé pour qu’enfin on oublie
Ces farouches paysans qui ne se battaient plus.

 

Aujourd’hui, répandus de Normandie en Aquitaine,
Ils sont les fils de cette terre gorgée de sang
Qu’abreuvaient leurs ancêtres aux bras puissants.
Ils poussent la charrue… les fils de capitaines.

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