Les Incas II

 

 

Les bras levés vers ce soleil qu’ils adorent

Ils dansent, leurs pieds faisant voler la poussière.

Ils implorent ce dieu implacable et fier

De donner vie aux semences une fois encore.

 

La musique magique qui les accompagne

S’envole vers  le ciel d’un bleu acier.

Mais ce Dieu d’or sait-il l’apprécier ?

Lui qui, dans le ciel, fuit sa compagne.

 

La complainte poignante envahit le plateau

Tandis que s’agitent les danseurs colorés,

Comme pour retenir la course du Dieu adoré,

Qui se couche, pour eux, toujours trop tôt.

 

Mais le grain sèche dans la terre brûlée

Sous le regard fier et hautain de l’Inca.

La vie souvent prend un goût d’ipéca

Quand la nourriture est inutilement immolée.

 

Seule la musique persiste de l’empire déchu

Son peuple décimé par les conquistadors,

Moins avide de connaissances, que d’or.

Que vaut la vie à ceux qui ont les doigts crochus ?

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