Les étoiles (sextine)

Me tournant vers le ciel j’implore les étoiles.
Ce monde est devenu fou où je perds pied
Mes pensées s’effritent comme du petit bois.
Sous le regard indifférent de la lune d’or,
Je me vois si faible alors que je me croyais fort.
Me voilà maintenant, triste et nu, dans la lumière.

Mes yeux scrutent l’obscur, cherchant la lumière
Des âmes perdues au milieu des étoiles.
Mais je ne vois que tes jolis yeux d’or
Qui volent mon cœur comme au coin d’un bois.
Faisant fi de mes peurs, les écrasant du pied
Tu brises sans remords le précieux coffre fort

Mon amour est un riche écrin serti d’or
Qui reflète une pure et juste lumière.
Laisse-moi, par pitié, déposer à ton pied
Ce bel étui moiré en toile d’étoile.
Il nourrit, protège et rend bien plus fort
Cette passion faite du plus précieux des bois

Pourquoi devrais-je craindre et crier plus fort ?
Quand à mon doigt se love un anneau d’or
Qui rappelle que tu me mènes aux étoiles,
Que dans l’obscur brille toujours ta lumière,
Chaude comme un immense feu de bois
Qui me montre où je puis poser le pied

Je crois notre amour parti d’un bon pied
Qui repose ainsi sur un lien si fort.
C’est un serment inscrit au plus profond du bois
Avec dans le creux un beau et fin filet d’or.
Qui du soleil reflète la juste lumière
Et brille même sous la clarté des étoiles

Avant que n’apparaissent les froides étoiles
Allons tous les deux enlacés dans le bois.
Sous le puissant chêne couché à son pied
Dont l’épais feuillage filtre la lumière
D’un astre du jour, un petit peu trop fort,
Aimons-nous dans le doux halo d’or.

Regarde les étoiles briller à ton pied
Dans la mare du bois au feuillage d’or.
C’est toi qui me rends fort, ma douce lumière.

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