Les arbres

Les arbres

Leurs doigts noueux dressés vers le ciel
Qu’ils griffent au grès des rafales
Les arbres dénudés dans la lumière pâle
Plient sous les poussées du vent démentiel.

Des formes s’agitent comme des estropiés
Sous les assauts d’Eole en colère
Ils se ploient les arbres centenaires
Mais aucun ne veut, ni ne peut, plier.

Le froid insidieux qui étreint mes reins
Imprime en mon âme une marque grisâtre
Et malgré le feu qui crépite dans l’âtre
Une sourde et terrible peur gagne du terrain.

Ô mon cœur, toi qui mène ma vie.
Comme un rai de lumière chargé d’espoir
Amène un peu de clarté dans ce monde noir
Où les pleurs et les cris, ma chaleur ont ravi.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site