Le vampire

Dans le froid couloir où ses pas résonnent,
Il erre lentement et ses pieds glissent
Sur les vieilles pierres que les ans vernissent
Et où poussières et crasse foisonnent.

Il va de pièces obscures en salles sombres
Et les miroirs le voient passer sans réfléchir.
Il avance dans ce silence qu’il déchire,
Silhouette compassée qui va sans ombre.

Il lui faut se coucher, le soleil va se lever
Dans ce flamboiement d’une aube de sang
Devant laquelle il se sait impuissant
A la regarder de ses yeux délavés.

Il referme le couvercle de sa chambre de bois
Se love sur son petit matelas de terre
Et dans les miasmes de l’atmosphère délétère
Il ferme les yeux. Dehors les chiens aboient.

Vampire au repos, suceur de sang odieux,
Dans le jour la pucelle va gaiement.
Ce soir elle pourrait trouver un amant
Qui ne la conduirait pas forcément au pieu

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