Etoile de nuit

Sur le drap noir et épais de la nuit,
Quand chancelle la lumineuse bougie
D’une étoile dans son linceul qui gît,
Je me demande alors si tu t’ennuies.

Ma main alors survole cette terre amie
Comme un oiseau léger qui se pose
Elle effleure avec douceur, plus elle n’ose,
La soyeuse douceur de ta peau endormie.

Ne te lasses-tu pas de nos étreintes ?
Quand, enfiévrés, nous nous fondons
Dans un ultime spasme, un intime don.
Ton extase n’est-elle pas feinte ?

N’as-tu pas, tout au fond de ton âme,
Une faim de nouveauté, de découverte ?
Un désir de franchir quelques portes ouvertes
Qui ranimerait l’ardeur de ta flamme.

J’imagine sous tes paupières closes
Ton regard posé au loin vers l’horizon,
Tandis que la jalousie instille ce poison
Dans mon cœur qui, peu à peu, se dépose.

Puis, alors que la lune soudain se dévoile
Mon doute retourne à son fangeux bourbier,
Dans mon esprit, entre l’écorce et l’aubier.
Au ciel, sous l’assaut de l’astre, s’éclipse l’étoile.

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