Dois-je brûler mes vaisseaux ?

Je ne puis brûler ce bateau du bonheur
Où j’ai embarqué depuis si longtemps.
De joie sont marquées toutes les heures
Et l’amour sur les vergues se tend.

Mais je ne puis ignorer ce soleil flamboyant
Qui irradie l’horizon de rayons ardents.
Quand je le regarde, de mes yeux larmoyants,
Le désir de l’approcher me fait crisser des dents.

Je ne suis que chairs à jamais insatisfaites,
Un esprit curieux avide de découvertes,
Repu de victoires, oublieux des défaites,
Mais sachant combien serait cruelle la perte.

Je me sens poussé par ces images sombres,
Ses pensées un peu trop prémonitoires
Qui me montrent une cave pleine d’ombre
Comme triste finalité de ma petite histoire.

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