Des hommes trop peureux

Sur le sol mouillé où crépite la pluie,
Semble flotter un miroir frissonnant.
Flaque de lumière où le ciel s’appuie,
Pâle reflet de mes cheveux grisonnants.

 

Le vent qui siffle dans les branches
Vrille mon esprit de ses griffes aiguées
Et je le sens maintenant qui flanche
Comme un philosophe abreuvé de ciguë.

 

J’ai beau regarder tout autour
Je ne vois d’hommes vertueux.
Juste des êtres en mal d’amour
Aux desseins des plus tortueux.

 

Mais le sol a séché, la pluie est partie.
Le miroir est brisé et le ciel étoilé,
Eclats scintillants de couleurs assorties,
Macédoine divine, poêlée céleste.

 

La bise est tombée dans un silence feutré
Et mon esprit se libère de ses rets enchantés.
Prenant ses aises, dans mon crâne, vautré
Il se nourrit de rêves désenchantés.

 

J’ai beau regarder tout autour
Je vois des hommes malheureux
Juste des êtres en mal d’amour
Que la vie rend trop peureux

 

 

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