Demain...

Demain...

Ô Toi, ma tendre muse, qui dors à mes côtés.

Sens-tu dans ton profond sommeil mes douces pensées

Qui caressent ces rêves à tes paupières pressées ?

J’ai si peur de te perdre, un jour, au débotté.

 

Que deviendront ces liens chéris tissés d’amour,

Qui unissent ton âme à la mienne depuis si longtemps ?

Se peut-il qu’un vent soudain se lève les emportant

Vers des contrés lointaines où jamais il ne fait jour ?

 

Sens-tu dans ton sommeil mes tendres caresses

Qui courent sur ta peau comme vagues légères

Tandis que ma gorge et mon cœur se serrent

A l’idée qu’il faudra, un jour, que je te laisse.

 

L’absence de choix s’imposera le jour venu

Où je quitterai la vie, comme un manteau trop lourd,

Que laisseront glisser ces doigts devenus gourds

Et qui, déjà, ne m’appartiendront plus.

 

Ô Toi, ma tendre muse, qui dors à mes côtés.

Ton souffle lent et régulier berce ma terreur.

A l’idée de voir trop tôt, quelle horreur,

De ma vie, une à une, les attaches ôtées

 

Comment imaginer qu’on puisse juste partir

Et laisser l’autre pleurer, sur une place vide,

Avec comme seul souvenir cette face livide

Que plus rien ne fera jamais sourire.

 

J’ai si peur de te perdre, un jour, au débotté

Faisons comme si ce jour était le dernier

Offrons-nous de l’amour à pleins paniers

Entre nous, toujours perdurera  l’été.

 

 

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