Ce lien qui nous attache

N’avoir qu’un amour pour la vie entière.
Comme me paraissait longue cette échéance,
Avec la peur de voir tomber en déchéance
Le lien sacré dont nous sommes si fiers.

Mais le temps s’écoule et passe
Sans que ne s’effiloche l’attache.
Ce fil invisible qui jamais ne se relâche
Et devant lequel tout le reste s’efface.

C’est une fine soie filée par nos âmes
Qui unit nos cœurs empreints de tendresse.
Et quand nos corps, sous les caresses,
Succombent au désir, le lien se fait flammes.

Parfois, quand un ploie sous la tristesse,
Le licou se fait ouate pour éponger les pleurs,
Puis velours dans la douceur, bien cajoleur,
De nous deux ne faisant plus qu’une pièce.

Vingt ans ont passé et brille encore la chaîne.
Nous n’avons jamais eu besoin de feindre,
Notre amour nous protégeant, rien à craindre,
Des disputes stériles et des éclats de haine.

Toujours dans le tunnel sans en voir le bout,
Nos deux mains serrées d’un même élan,
Nos deux vies scellées d’un même allant,
Affrontons tous deux l’adversité  vent debout.

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