Ave Maria...

Ave Maria de Shubert par Erminio Valente...

 

En ce dimanche ensoleillé, rendus en nombre,
Tous attendaient assis au frais, dans la pénombre
Que du bel accordéon les notes s’envolent
Et que, dans le chœur, grâce et mélodie convolent.

 Nul doute que des anges sont descendus, curieux,
 Voir pourquoi les murailles pleuraient en ces lieux.
Ces murs que les siècles ont frôlés indifférents
Alors que ce souffle musical les rend vivants.
 
Habité par cette musique sortant de ses doigts,
Le regard au-delà des pierres, imprégné de foi,
Il a joué son beau morceau avec tant de passion
Qu’on aurait cru ouïr, des grandes orgues, la vibration.
 
Hors du temps et de l’espace, dans la chaleur de ’été,
Sur un nuage notre bel italien nous a emportés.
Quand la dernière note a résonné, adieu magie,
Les anges se sont enfuis ne laissant que nostalgie.

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