Enola Gay...

 

Il traverse l’horizon sur un nuage de poussières

Obscurcissant pour un instant la lumière.

Des ombres filent, comme des poissons d’argent,

A la surface d’une mer de sable, sous le vent.

 

Les rochers en sont l’écume laissée sur la grève.

Parfois au petit matin, je fais ainsi ce rêve.

Je suis, je ne sais qui, ni quoi, perdu en ce monde.

Mais, je sens qu’est arrivé un évènement immonde.

 

Ce vent qui souffle est bien trop puissant,

Pas de nuage au ciel couleur de sang.

Il tourne au violet quand la nuit tombe

Sue cette terre silencieuse comme une tombe.

 

Quand l’aube enfin pâlit le ciel ténébreux,

Les êtres vivants ne sont pas plus nombreux.

Même la mort ne semble par ici roder

Car, à part moi, rien à tuer sur ce monde érodé.

 

Ce paysage me met mal à l’aise, j’ai la nausée,

Je voudrais un peu de poésie à mon esprit cyanosé.

Je me réveille soudain en sueur, l’âme pas gaie.

J’ai vu écrit sur le sable : « souvenir d’Enola Gay ».

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site