Cancer

Tu respirais la joie de vivre, tu étais fort
Quand je courrais à tes côtés à perdre haleine
Tu ne transpirais même pas, ou à peine
Pourtant nous étions tous deux en plein effort.

Ton corps d’athlète, de tous, faisait l’admiration
Jusqu’à ce jour maudit où tu eus cette douleur
Qui t’envoya, à tout hasard, consulter un docteur
Tu étais loin de soupçonner l’abomination

Quand tu es revenu le visage décomposé livide
J’ai senti dans ma poitrine mon coeur s’arrêter
On aurait dit que tu avais couru comme un dératé
J’ai senti soudain dans mon âme un grand vide

Des mois durant tu as souffert le martyr
Tes chairs en lutte contre ton propre corps
Lui causant peu à peu d’irréparables torts
Bientôt, à ton insu, nous attendions le pire

Doucement de nos vies tu allais t’effaçant
Et ni notre chagrin ni nos dénégations
Ne pouvaient changer cette triste situation.
Simplement respirer te semblait harassant

Ton corps terriblement amaigri préfigurait
Déjà ce qu’il serait dans un proche avenir.
La morphine qui coulait pour te faire tenir
Devait t’en donner une vision transfigurée.

Puis un triste jour, tu t’es  arrêté de lutter.
Soudain a changé de camp la douleur
Pour se réfugier alors dans nos coeurs.
Miséricordieuse, la mort venait de t’emporter.

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