Au profond de la nuit.


Au plus profond de la nuit,
Quand les heures s’écoulent
Comme le jus gluant d’un fruit.

Quand la folie, pour un instant,
Regarde par dessus le moule
Pour voir s’il est venu son temps.

Tandis que le corps, inconscient
Du drame qui en lui se déroule,
Dans les draps dort insouciant.

Les succubes de l’âme endormie
Débarquent alors en foule,
Grouillantes et venimeuses fourmis.

Sourdent les humeurs visqueuses,
De l’esprit inerte en boule,
Purulente scories séreuses.

Les cauchemars s’enfuient au matin,
Quand l’aube qui déboule
Efface hier pour demain.

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