Tu arrêtes le temps

 

Le temps qui s’écoule, c’est toi qui l’arrêtes

Quand tu presses ton corps tout contre le mien,

Lorsque tes mains sur ma peau de bohémien

Tantôt se posent avec douceur, tantôt volètent.

 

Mes joues par mes larmes se mouillent,

De bonheur, rassure-toi, quand je suis dans tes bras.

Je deviens plus humble, un peu moins fier à bras

Quand devant mes yeux le paysage se brouille.

 

Dans ce temps sirupeux où nos corps se mélangent

J’oublie mon spleen, cette difficulté de vivre

Qui toujours m’accompagne comme l’encre, le livre.

Pour deux tu es forte, mon amour, mon ange.

 

Quel ignoble plaisantin m’a donné au berceau

Ce cancer de l’âme qui me ronge lentement

Et que je ne peux repousser qu’en aimant ?

Pourquoi moi ? Sinistre bouffon, pauvre sot !

 

A flirter sur le fil du rasoir on risque de perdre

Un peu plus que son temps si on tombe.

Je suis né avec déjà un pied dans la tombe

Attendant que retombe le couvercle de cèdre

 

C’est toi qui le retiens avec ton sourire

Avec ces enfants, témoins de notre amour.

Vous maintenez ma vie sur son étrange parcours,

Eloignant pour un temps ce besoin de mourir.

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