Mon chat, votre destin extrémistes de tout poils…


Tapi sur le sol il observe un oiseau.
Ses muscles saillants roulent sous la peau.
Il rampe sur l’herbe et longe les roseaux
Se servant de sa gorge comme d’un appeau.
 
 
Ses oreilles couchées sur sa tête tendue,
Il se ramasse, concentre son énergie,
Puis bondit sur l’animal, qui est perdu.
Il arbore maintenant des moustaches rougies.
 
 
S’étant fait un instant des parques l’instrument,
Il arpente la vie en la supprimant aux autres.
Sans état d’âme et sans aucun sentiment,
Ses raisons de faire valent bien les nôtres.
 
 
Pour un mort, quelque soit le champ de bataille,
C’est un endroit malsain qu’on devrait éviter.
C’est pas bon pour le teint la pluie de mitraille,
Au banquet d’ Odin, c’est tôt pour être invité.
 
 
Atropos est-elle pressée avec ses ciseaux
De couper les quelques brins filés par Clotho ?
Pourquoi ces guerres, ce sang, ces morts, tout ces os ?
Pourquoi donc ceux-là ont-ils dû partir si tôt ?
 
 
Au nom de quoi, au nom de qui parfois tue-t-on,
Un peu de terre, un peu de monnaie, la foi ?
Les belles raisons que voilà, de qui se moque-t-on ?
Qu’auront-ils gagné puisqu’on ne vit qu’une fois ?
 
 
Vos dieux, vos idéaux changeant, votre pognon,
 Vous pouvez vous les mettre là où je pense
Rien de cela ne vaut de prendre un gnon
Seuls comptent la vie et un amour intense
 
 
Humains, à quoi vous sert de faire des enfants
Si c’est pour les livrer aux marchands de canons
Et les voir mourir au son des oliphants
Pour des pantins en robes ou sur un balcon
 
 
Pourquoi sacrifier la chair de votre chair ?
Pour quelques ahuris à l’illusion contagieuse,
Vous laissez tuer les êtres qui vous sont cher,
Pour l’oseille, le pétrole ou une religion.
 
 
Mon chat est cruel, mais votre dieu l’est aussi, lui
Qui réclame chaque jour sa ration de cadavre,
Que leurs bombes aveugles ont transformé en pluie,
Pour un peu de grandeur, un petit bout de hâvre.
 
 
Et si votre dieu existe, vous lui faites du mal,
Vous tuez ses créatures, vous souillez ses desseins.
Vos sacrifices inutiles servent plutôt le Mal.
Satan hurle de rire, vous êtes ses spadassins.
Commentaires (2)

1. alnilam 10/11/2007

Aucun Dieu n'a jamais réclamé de cadavres... C'est la bêtise de l'homme qui fait son malheur !

2. CYRAEL 10/08/2007

UN DOUX AMI
QUE JAMAIS.. L ON OUBLIE..

UN CHAT .. UN POIL SOYEUX
UN RONRON..BIENHEUREUX..


cyrael

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