Longue nuit

 

Dans la nuit qui s’écoule trop lentement
J’écoute dans ma poitrine battre mon cœur.
A mes côtés, la femme dont je suis l’amant
Repose paisiblement, sans la moindre rancœur.

 

 Je  tourne et me retourne froissant le tissu
Du linceul que j’ai l’impression de porter.
Les yeux ouverts je cherche vainement une issue
A cette insomnie qui va encore m’emporter

 

Longue est la nuit à qui ne peut dormir,
Alors que fuit au loin le pays des rêves
Et que ceux qui sont restés feraient plutôt frémir
Sombres batailles sans espoir d’une trêve.

 

Des ombres glissent aux limites de ma conscience,
Elles grattent mon crâne en cherchant une sortie,
Effrayé par la lumière, usant ma patience.
Quelques heures encore, elles seront parties.

 

Parfois, je sombre un instant dans un petit somme.
Corps  abandonné,  la vie un moment suspendu.
Au matin, de mon âme disparaîtra ce sarcome
Ne laissant qu’un corps épuisé sur le lit étendu
 

 

 

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