Je t’appartiens un peu…

 Ce cœur qui bat en moi est un peu le tien,
Puisque tu as laissé dessus ton empreinte,
Comme dieu sur les premiers chrétiens,
Lors de notre bien trop courte étreinte.

Les yeux encore pleins de poussière d’étoile
Je n’ose respirer de peur d’oublier l’instant.
J’ai trop peur de laisser retomber le voile
Sur un moment qui aurait du figer le temps.

Depuis lors mon esprit mouline des vers
Sans plus s’arrêter, hémorragie verbale
D’où écoule à flot cet amour encore vert,
Etrange maléfice, puissante cabale.

Je sens mon corps vibrer d’une force contenue,
Toutes mes cordes sensibles tendues à l’extrême.
Pendant que par écrit je te porte aux nues,
Je vois dans ma tête briller les mots je t’aime. 

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