Tu n’es pas mon port

 

Mon coeur, frêle esquif, vogue sur l’océan de l’amour.
Il ne craint ni les déferlantes ni les coups de tabacs.
Me rendent plus forts les hauts, me blindent les bas.
Et ma yole sur les ondes limpides suit son cours...

J’ai vu ta terre dans ma vieille lunette en cuivre,
Ce joli havre de paix pour mon âme en torture.
J’ai hissé la grand’voile, le foc, renforcé la mâture,
Pour rejoindre cette lointaine île au fin sable de givre.

J’ai navigué ainsi durant des jours et des jours,
L’espoir instillait dans mes veines son poison.
Le doute, maintenant, me ramène vers la raison.
Je vole sur les eaux, mais tu t’éloignes toujours.

Le tonnerre gronde et roule, tombent les trombes,
Sous la quille la mer luit d’une obscure clarté
Dans mon coeur un sanglot à le faire éclater.
Ton port n’est pas mien. Les yeux clos, je sombre.

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