Entrelacs de mots

 

Dans mon reflet glacé j’ai vu un inconnu.

De l’autre côté du miroir j’ai meilleur teint,

Sans doute un effet du matin sur le tain en étain.

Sur ma peau nue de satin se reflétaient les nues.

 

Un silex posé tout à côté de moi, silencieux

Tentait d’attirer mon attention en restant immobile

Je l’ignorais délibérément, je sais, c’était débile.

Sur ma peau j’ai pris la pierre d’un air licencieux.

 

Je l’ai frotté sur mes cors, mais tintin et bernique.

La froide et lisse pierre les cors, ne m’use

Sur une aire de repos j’ai donc jeté cette muse

Car j’ai de l’athlète l’excellente technique.

 

Depuis en vain, je cherche toujours l’inspiration

J’aspire pourtant à faire de bonnes compositions

Les vers grouillent dans mon esprit en décomposition

Tandis que les vers s’arrachent ma future concession

 

Où mes potes iront pleurer sur ce beau carré de gazon.

Mais soyez assuré que je le suis pour les dégâts des eaux.

Puis mon esprit ira flotter ailleurs, se détachant des os,

Tandis que mon corps restera dans sa sordide maison.

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