Chants de mort...

Plume d’argent se meurt, il est trop las.
Il sent l’envie de vivre s’échapper de lui.
Dans son cœur attristé, plus rien ne luit,
Se fondre dans le néant le tente, hélas.

Il se sent bien trop vieux, un peu obsolète.
La vie maintenant, pour lui, va bien trop vite.
Il est dépassé quand les jeunes l’invitent,
Juste un vieux lapin guetté par les belettes.

L’appel du noir est entonné trop fort
La corde si usée est prête à rompre
La faucheuse cherche à le corrompre
Il en entend le chant malgré ses efforts.

Soudain, la porte s’ouvre doucement.
Une lumière dorée chasse l’obscurité,
Plume d’Or arrive dans sa douce clarté.
Les mélodies se taisent brusquement.

Le cœur soudain revigoré, Argent bondit,
Il serre contre lui d’Or, le corps merveilleux.
Il l’étreint longtemps, des larmes à ses yeux.
Or l’embrassa, Argent aussitôt répondit.

Plume d’Argent conte à Or ses déboires.
Elle lui donne alors un bout de son âme.
Argent est aveuglé par la force de la flamme,
Il n’entendra plus les chants de Mort, le soir.

 

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