Animale fratrie

 

Une tortue s’en va flottant sur les flots  qui scintillent.

Les courants l’emportent au gré de leurs envies.

Eh oui, un de vos sacs en plastique lui a ôté la vie.

Ce n’est plus qu’une coquille vide ou les chairs pétillent.

 

Un dauphin, là bas, fait le clown entre deux eaux.

Il s’agite frénétique, s’excite, pathétique, tragique !

C’est coincé dans un filet qu’il est pris de panique,

Dans les fonds obscurs et froid, bientôt ses os.

 

Elle avance, vaisseau tranquille, habile planeur.

Son chant traverse les mers, fait vibrer l’océan.

Soudain, elle sursaute, fait une volte un fil au flanc.

Ta conscience est donc muette, harponneur ?

 

Sur la croûte de glace glissent les bébés phoques.

Avenir de leur race ils jouent. Mais, c’est l’époque.

Les bêtes arrivent ! Que de sang pour des défroques,

Que d’horreurs on commet pour une simple toque.

 

Que d’animaux on assassine, bâtons, pièges, fusils,

Tout ce sang qu’on fait gicler pour ce Dieu Argent.

Ne pose donc pas ainsi, sur moi, ce regard dérangeant

Animale fratrie, en ce monde j’essaie d’être le gentil.

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